Un Journal


moyens de production by Alexis Monville

« chacun n’a pas une sphère d’activité exclusive, mais peut se perfectionner dans la branche qui lui plaît. […] Chasser le matin, pêcher l’après-midi, pratiquer l’élevage le soir, faire de la critique après le dîner »

La première fois que j’ai lu cet extrait de L’Idéologie allemande, Marx et Engels, 1845, c’était dans l’ouvrage de Chris Anderson, The Long Tail (la longue traîne), et selon l’auteur, la disponibilité des outils de production numérique conduit à quelque chose de similaire à ce qui avait été imaginé pour la société communiste.

A méditer n’est-ce pas ?

Je viens de retrouver cet extrait dans le hors série, révolution 2.0, de courrier international… que je vous recommande donc…



Le Nobel de la paix revient à Al Gore et au GIEC by Alexis Monville
13 octobre 2007, 8:24
Filed under: développement durable, général, Politique | Étiquettes: , , ,

Lorsque le film, Une vérité qui dérange – suivant Al Gore à travers le monde lors de sa tournée de conférence de sensibilisation au changement climatique – a gagné un Oscar, j’ai pensé que cela allait déclencher une vague de décisions politiques transformant notre approche du monde…

Cette année le prestigieux prix Nobel de la paix est décernée à Al Gore et au groupe climat de l’ONU.

Le Nobel de la paix revient à Al Gore et au GIEC

J’espère que cela provoquera des actions concrètes individuelles et collectives. Les premiers indices ne sont pas très encourageants…

Washington ne changera pas sa politique climatique

à nous de jouer donc !



france.fr by Alexis Monville
11 octobre 2007, 9:24
Filed under: coopération, information, technologie | Étiquettes: , ,

L’adresse france.fr ne pointe sur aucun service.

Et pourtant, je me prend à rêver parfois, en constatant la multiplicité des sites publics existants, que ce serait, peut-être, la seule adresse dont nous aurions besoin.

Une seule adresse pour présenter tous les services ? Mais est-ce possible ?

Un site ou les services seraient personnalisés :

– le français n’est pas la langue par défaut de l’ordinateur qui se connecte ? le site se présente dans la langue du visiteur et présente les informations, les procédures, les services destinés à ceux qui veulent visiter, s’installer etc… dans notre pays,

– quelques onglets peuvent regrouper les services par catégorie d’usager, comme par exemple : les particuliers, les associations, les entreprises… tout cela pourrait être personalisable par l’utilisateur lorsqu’il précise son profil : situation de famille, lieu de résidence, profession… (la simplicité avec laquelle on peut le faire sur certains sites comme netvibes.com permet d’imaginer de nombreuses possibilités)

– les services pourraient être présentés par moment de vie, ordonnés à partir des situations les plus courantes,

– en complétant ce dispositif par une fonction de recherche performante, nous aurions probablement fabriqué le seul site dont les utilisateurs auraient besoin !

service-public.fr est probablement le site s’approchant le plus de cette vision. Et si plutôt, que d’enrichir des sites concurrents, les efforts étaient consacrés à améliorer ce service, nous pourrions avoir très rapidement un portail de qualité intégrant les services proposés par les différentes organisations en charge des différentes politiques publiques.

Les sites de ces organisations pourraient se consacrer aux aspects institutionnels… et à leurs performances dans la délivrance de services s’intégrant dans france.fr…

Au delà de ce canal Internet, la réflexion pourrait s’étendre à l’ensemble des canaux disponibles et permettre ainsi aux usagers de choisir le canal d’accès le plus adapté au moment ou ils le souhaitent.

Notes :

– pour le téléphone, le 3939 serait une bonne piste,

– la Norvège dispose d’un portail norway.no

-…



L’appel des Résistants by Alexis Monville
7 octobre 2007, 20:17
Filed under: coopération, Europe, général, Politique

14 Mars 2004 – Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :
– Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?

Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

– Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

– Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
Créer, c’est résister.
Résister, c’est créer.

Signé : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

L’appel des résistants (vidéo sur dailymotion)